Embolophobie
Peur de faire une embolie — aussi appelée : peur de l'embolie, peur de faire une embolie pulmonaire, phobie de l'embolie.
Page mise à jour : juin 2026 · Contenu rédigé selon notre politique éditoriale, à partir de sources médicales de référence.
La peur de faire une embolie occupe l'esprit bien au-dela du raisonnable. Une jambe un peu lourde, un long trajet en avion, un vol assis sans bouger : et l'idee d'un caillot qui bloque une veine s'installe. Cette phobie transforme des sensations banales en signaux d'alerte permanents. Le corps devient un terrain a surveiller sans repos. La bonne nouvelle : ce mecanisme de peur se comprend, et il se libere en douceur.
Qu'est-ce que la peur de faire une embolie ? (définition)
L'embolophobie est une peur intense et persistante de faire une embolie, c'est-a-dire qu'un caillot vienne obstruer un vaisseau sanguin. La personne redoute surtout l'embolie pulmonaire ou la phlebite. Cette phobie va bien au-dela d'une prudence normale. Meme en l'absence de risque reel, l'esprit reste focalise sur la moindre sensation dans les jambes, la poitrine ou le souffle. C'est une peur tournee vers le corps et sa vulnerabilite.
Peur normale ou phobie ?
Ressentir de la peur ou du malaise est normal, et même utile : c'est un signal de protection. On parle de phobie lorsque cette peur devient disproportionnée par rapport au danger réel, qu'elle persiste (souvent plus de six mois), qu'elle pousse à éviter certaines situations et qu'elle retentit sur la vie quotidienne. Si vous vous reconnaissez dans ces critères, il s'agit probablement d'une embolophobie — et la bonne nouvelle, c'est qu'on s'en libère bien.
Combien de personnes sont concernées ? Cette peur reste discrete et rarement nommee, mais elle pese lourd pour qui la vit, transformant chaque sensation du corps en source d'inquietude. Ce terme décrit un ressenti bien réel, mais il n'est pas répertorié comme trouble distinct dans les classifications de référence (DSM-5-TR, CIM-11) : il n'existe donc pas de chiffre de prévalence validé qui lui soit propre. La gêne ressentie, elle, mérite d'être prise au sérieux.
Les symptômes fréquents de la peur de faire une embolie
- Attention constante portee aux jambes, au souffle ou aux battements du coeur
- Interpretation de sensations ordinaires (jambe lourde, point de cote) comme le debut d'une embolie
- Anxiete forte lors des longs trajets assis, en avion, en voiture ou en train
- Besoin de bouger sans cesse, de marcher ou de verifier ses mollets pour se rassurer
- Recherches repetees d'informations medicales et demandes d'examens pour etre rassure
Les causes probables de la peur de faire une embolie
- Un episode personnel ou familial marquant lie a une phlebite, une embolie ou une hospitalisation
- L'exposition a des messages d'alerte medicaux (notices, campagnes, temoignages) qui frappent l'imagination
- Un terrain anxieux general, ou l'attention se fixe facilement sur les sensations du corps
- Une periode de vie ou la sante devient un sujet de preoccupation majeur (grossesse, operation, immobilisation)
Suis-je concerné.e ? (auto-évaluation)
Vous vous demandez si vous faites de l'embolophobie ? Ces repères, inspirés des critères cliniques de la phobie spécifique, aident à y voir clair :
- Face à cette situation, vous ressentez une peur intense, immédiate, difficile à contrôler.
- Vous évitez activement ce qui pourrait vous y confronter.
- La simple anticipation — y penser, en voir une image — suffit à déclencher l'angoisse.
- Des réactions physiques apparaissent : cœur qui s'emballe, sueurs, nausée, tremblements.
- Vous avez conscience que cette peur est excessive par rapport au danger réel.
- Elle dure depuis plusieurs mois et restreint certaines de vos activités.
Vous vous reconnaissez dans plusieurs de ces situations ? Il s'agit peut-être d'une embolophobie. Ces repères donnent une première orientation ; un professionnel spécialiste des phobies pourra l'évaluer avec vous — et la bonne nouvelle, c'est qu'on s'en libère très bien.
Ce qui se passe dans le cerveau
Face au déclencheur, une petite structure du cerveau — l'amygdale — déclenche l'alarme et la réaction de peur (fuite, attaque ou inhibition) en une fraction de seconde, avant même que la partie réfléchie du cerveau ait analysé la situation. C'est pourquoi « se raisonner » ne suffit pas : la réaction part plus vite que la pensée. Cette réaction automatique a été apprise par le corps — et ce qui s'est appris peut se désapprendre.
Soigner la peur de faire une embolie : comment s'en libérer
Notre approche ne passe pas par l'exposition : à aucun moment vous n'avez à vous confronter à ce qui vous fait peur. On part de votre histoire, puis on libère la réaction de peur directement par le corps, là où elle se déclenche, et on dénoue les croyances et les images construites autour de la peur de faire une embolie. Une fois la réaction apaisée, il ne reste plus qu'à vivre, l'esprit libre.
Une libération sans exposition. Inutile d'approcher, de toucher ou d'affronter quoi que ce soit : le travail se fait par le corps et les émotions, en visio, avec un professionnel spécialiste des phobies — à votre rythme. Découvrez la méthode complète pour se libérer d'une phobie.
Idées reçues sur la peur de faire une embolie
« Rester assis longtemps provoque forcement une embolie. »
Rester assis longtemps peut favoriser la stagnation du sang dans les jambes, mais une embolie reste rare et se previent facilement : se lever, marcher un peu et bien s'hydrater suffisent le plus souvent a garder une bonne circulation.
« On peut s'en libérer en se forçant à l'affronter. »
Non : l'approche ne passe par aucune confrontation. On apaise la réaction du corps et on dénoue les croyances construites autour de cette phobie.
« C'est une faiblesse ou un caprice. »
C'est une réaction automatique du cerveau, indépendante de la volonté.
Questions fréquentes sur la peur de faire une embolie
Cette phobie peut-elle disparaître ?
Oui, et plutôt bien. Notre approche libère la réaction de peur par le corps et dénoue les croyances construites autour de cette phobie — sans aucune exposition à ce qui vous effraie. Vous retrouvez une vie sereine en 5 séances — la plupart des personnes ressentent un net apaisement dès les premières.
Le risque d'embolie est-il aussi frequent qu'on le craint ?
Dans la vie courante, l'embolie reste un evenement rare, et des gestes simples comme bouger regulierement suffisent le plus souvent a en reduire le risque. Pourtant, avec cette phobie, l'esprit surestime le danger en permanence. Pour retrouver la tranquillite, on apaise la reaction de peur par le corps, puis on denoue les croyances qui alimentent cette phobie. Ce travail se fait en visio, avec un professionnel specialiste des phobies, sans aucune exposition a ce qui fait peur.
Combien de temps pour s'en libérer ?
Cela varie d'une personne à l'autre, mais la plupart constatent un net soulagement en quelques séances. Comme l'approche ne passe pas par une longue exposition, les progrès sont souvent rapides.
Sources
Contenu rédigé à partir de sources médicales de référence :
- Phobies spécifiques — Manuel MSD (version grand public) — Manuels MSD
- Phobies spécifiques — Manuel MSD (édition professionnelle) — Manuels MSD
- Comprendre les troubles anxieux (anxiété grave) — Ameli.fr — Assurance Maladie
- Diagnostiquer les troubles anxieux (critères DSM-5) — La Revue du Praticien
- Specific Phobia — Statistics (prévalence) — National Institute of Mental Health (NIMH)
- The cross-national epidemiology of specific phobia (World Mental Health Surveys, 22 pays) — Psychological Medicine / NIH-PMC
- Specific Phobia — épidémiologie et prise en charge — StatPearls, NIH / NCBI Bookshelf
Vous souffrez de la peur de faire une embolie ?
Un accompagnement ciblé, à votre rythme, permet à la plupart des personnes de retrouver une vie sereine. Premier échange sans engagement, en visio.
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